La Leçon de savoir vivre.
Vous avez déjà dû le remarquer, votre chien reste souvent collé à vos jambes, vous suit dans tous vos déplacements chez vous. Avec une préférence pour une personne précise qui joue pour lui le rôle de substitut maternel. Ou bien encore il s’installe toujours dans un endroit stratégique, au milieu du couloir, en haut de l’escalier, d’où il peut surveiller tout le groupe. C’est l’une des formes de domination sociale.Territoire contrôlé.
Le chef contrôle son groupe, le tient à l’oeil, pouvant intervenir à tout moment. Si la sonnette d’entrée retentit, il se précipite vers la porte en aboyant, laissant à peine à ses maîtres le temps d’ouvrir au visiteur. Il saute alors sur cette personne, parfois la menace, la bouscule, etc.
Un accueil dont on se passerait bien, mais que le maître est incapable de contrôler. Les interlocuteurs tentent de couvrir les aboiements, se dirigent vers salon, s’assoient et... enfin le chien se couche près de la table, un oeil rivé sur le groupe.
Si, pendant votre conversation, vous désirez vous lever pour une raison ou une autre, le chien se lève aussitôt et vous suit. Voilà, avouez-le, des scénarios maintes fois vus et revus.
Alors agissez à temps, et inculquez les bonnes habitudes à votre chiot. Ce type de comportement anarchique est difficile à rectifier une fois le chien adulte et conditionné.
Sachez que chez les canidés, les accès aux territoires sont contrôlés par des membres dominants du groupe. Existent des endroits de passages obligés ou interdits, des “champs territoriaux” liés à des activités spécifiques. Toute cette organisation dans l’espace est gérée par les dominants qui peuvent intervenir à tout moment pour réguler les conflits. Votre chien, en se comportant comme décrit ci-dessus, s’arroge des attitudes de chef.
Vous devez donc l’habituer:
A aller à sa place sur ordre et à y rester le temps que vous le désirez.
A ne pas vous suivre de manière systématique dans tous vos déplacements, et surtout à ne pas “accueillir” de manière anarchique vos visiteurs.Les invités d'abord.
Quand la sonnette retentit, votre chien peut aboyer, c’est un comportement normal d’alarme, mais il doit se taire dès que vous lui en intimez l’ordre et retourner à sa place, pour laisser vos invités s’installer tranquillement.
Une fois tout le monde en place, attendez un quart d’heure avant de l’appeler pour le faire “papouiller” un peu. Tout le monde apprécie.
Ceci fait, demandez à votre animal de rester en dehors du cercle des invités. Le laisser s’installer au milieu revient à l’inclure dans le groupe des alpha (dominants). Même chose quand les invités vont repartir. ils doivent pouvoir le faire sans aucune gêne. Cette discipline appliquée de manière cohérente, admise par tous, induit une vie harmonieuse, sans tension quotidienne.
Autre activité favorite de votre chiot: le mordillement de tout ce qu’il peut trouver. C’est un comportement normal pour son âge, un comportement exploratoire, comme l’enfant qui porte systématiquement à sa bouche tout objet qu’il découvre. Mais comme avec l’enfant, il faut contrôler cette attitude qui peut devenir très gênante pour le chiot comme pour vous.
Il existe deux formes de mordillement : celui dirigé vers les objets et celui dirigé vers les personnes. Evitez de laisser à la portée de votre animal des objets fragiles ou susceptibles de l’intéresser : livres, vêtements, etc. , au moins le temps que dure ce comportement (entre six et huit mois, avec un pic vers 4 à 6 mois, lié à la poussée dentaire).
La forme de mordillement dirigé contre les humains est tout aussi ennuyeuse. Le maître a tort de n’y voir qu’un simple jeu. il s’agit en fait d’un test de domination sociale sous forme ludique. Si vous acceptez que votre chien vous mordille ou si vous le repoussez de manière trop molle, il va apprendre à vous dominer dans le jeu .Dans la nature, la mère ne laisse pas mordiller impunément. La morsure inhibé.
Dès le sevrage alimentaire, quand les petits commencent à faire mal avec leurs petites dents pointues, la mère réagit en les saisissant par le cou et en les secouant fortement. C’est l’apprentissage de la morsure inhibée, qui continuera au sein de la fratrie dans les mois suivants. Les chiots partagent des jeux brutaux. Lorsque l’un d’eux mord trop fort, la victime réagit en hurlant, ce qui a pour effet de faire desserrer automatiquement la pression. Les chiots apprennent ainsi à moduler leur mordant, à l’inhiber. Ils mettent en place des rituels d’agression qui évitent que les conflits dégénèrent, ce qui serait dangereux pour la pérennité du groupe.
Lorsque votre chiot vous mordille, vous devez de la même manière lui apprendre à inhiber sa morsure en le repoussant sèchement et en lui interdisant de recommencer. Cela doit être à votre initiative. A force d’essuyer des refus fermes de votre part, ce comportement disparaîtra rapidement.