Cycle ovarien
Les femelles connaissent, en principe, deux périodes annuelles pendant lesquelles elles sont fécondables, qu'on appelle «chaleurs» et dont la première intervient après les six premiers mois de sa vie, Il faut éviter de se fier «mathématiquement» au calendrier pour connaître les prochaines périodes de chaleurs car, fonction des races et des sujets (et parfois pour la même femelle), le cycle ovarien peut se décaler (raccourcir ou s'allonger).
Dès le début d'une période de chaleurs et pendant toute la durée de celles-ci (soit pendant environ 3 semaines), le vagin de la femelle sécrète un liquide rougeâtre. Mais la lice ne sera fécondable, en moyenne, qu'à partir du 10ème jour des écoulements, et pendant seulement 4 ou 5 jours.
Attention, toutefois car il ne s'agit ici que de moyennes, pouvant varier pour le même sujet, et donc avancer ou reculer d'une chaleur à l'autre.
Si l'on veut faire saillir une lice, il est sage de consulter son vétérinaire au moment des chaleurs, ce praticien disposant de méthodes lui permettant de déterminer avec une bonne précision les jours de fécondité de la femelle. Si, par contre, on ne souhaite pas qu'elle reproduise, elle sera à surveiller du premier au dernier jour de ses chaleurs, le maître devant alors lui éviter toute rencontre avec des mâles.
Les possesseurs d'une femelle qui souhaitent qu'elle ne reproduise jamais pourront demander à leur vétérinaire qu'il stérilise définitivement leur animal en pratiquant une opération généralement peu onéreuse et sans aucun inconvénient pour sa santé ni répercussion sur son comportement.
Des traitements permettent de décaler (voire de supprimer) l'apparition des chaleurs d'une femelle qui, par exemple, devrait voyager «au mauvais moment». Consulter son vétérinaire.
Les mâles peuvent s'accoupler (et reproduire) bien avant d'atteindre l'âge d'un an. Sauf pour certains cas (rares et souvent pathologiques), ils ne sont attirés par une femelle que lorsqu'elle est fécondable.
Contrairement à une légende qui, malgré qu'elle soit combattue y compris par le Corps vétérinaire, a encore la vie dure, le fait, pour un chien (mâle ou femelle) de ne jamais reproduire n'entraîne aucune conséquence ni pour sa santé, ni sur son comportement. Car, pour nos compagnons, l'acte sexuel est purement biologique et ne comporte aucune des connotations dont l'entoure notre espèce.
En conséquence, dire (comme on l'entend encore trop souvent) que, pour sa santé, un mâle doit saillir ou une femelle doit porter relève du plus pur des anthropomorphismes.
Formalités
Faire reproduire un couple canin dont l'un des deux éléments (voire les deux) n'est pas inscrit au L.O.F. ou n'est pas confirmé n'impose aucune formalité les chiots qui naîtront de cet accouplement, ne pourront être inscrits au livre des origines et seront «de type» ou «d'apparence» mais surtout pas «de race» ni encore moins «de pure race»
Rappelons que si l'on veut produire une portée de chiots inscriptibles au livre des origines français (L.O.F.), donc des chiens «de pure race», cela ne se peut qu'à la condition que les deux parents soient non seulement enregistrés dans ce livre mais qu'ils doivent être, en plus, autorisés à produire des chiens L.O.F., c'est-à-dire qu'ils aient passé avec succès l'examen de la confirmation (sauf dans les DOM-TOM où, la confirmation n'y étant pas obligatoire, les chiens inscrits au L.O.F. disposent de l'autorisation de reproduire dès leur naissance).