[creation site web] [creation site internet] [logiciel creation site] []
[]
[]
[]
[]

 La grossesse nerveuse.

     La grossesse nerveuse, encore appelée pseudo gestation, est un trouble du
comportement qui survient en général entre 1 et 2 mois après les chaleurs de la chienne.
Ce trouble se traduit par la simulation d'une mise bas et /ou le déclenchement d'une lactation.
La chienne présente alors toutes les modifications hormonales, psychologiques et physiques
caractéristiques des états de gestation et de lactation.

     La grossesse nerveuse peut durer jusqu'à 60 jours.Les signes extérieurs sont plus ou moins visibles selon les chiennes : les mamelles sont gonflées et douloureuses ; on observe très souvent la présence de lait. Dans bons nombres de cas, le comportement de la chienne est modifié. La chienne peut être agitée, nerveuse et certaines fois agressive. La chienne a du mal à trouver sa place, gémit et devient irritante.

     Dans d'autres cas, à l'inverse, la chienne perd de l'appétit et devient triste, en état de dépression. La modification du comportement peut se manifester comme suit : la chienne prépare sa niche ou creuse dans le jardin, elle adopte un objet (une chaussure, un coussin, un linge, un jouet d'enfant comme une peluche…) et s'en occupe comme d'un vrai chiot. Son caractère maternel s'exprime pleinement allant même jusqu'à défendre ces objets avec acharnement. Si la chienne vit avec d'autres animaux, elle peut même accepter et allaiter d'autres chiots ou chatons. La grossesse nerveuse est sans nul doute un syndrome provenant des temps où les chiens vivaient en meute à l'état sauvage et où comme chez les loups, seule la femelle dominante s'accouplait et après la mise bas, les autres femelles allaitaient et maternaient les louveteaux pour permettre à la mère de continuer à guider la meute.

     D'un point de vue médicale, la grossesse nerveuse peut mener à des complications rares mais parfois graves comme les mammites. Les mamelles, très gonflées, sont congestionnées, enflammées, gorgées de lait. La peau des mamelles est très irritée et la chienne se lèche énormément, cherchant à se téter, il est même arrivé que l'animal s'arrache un téton. De plus, la chienne qui souffre d'une pulsion maternelle insatisfaite, manifeste une importante angoisse qui peut poser alors un réel problème au propriétaire (gémissements permanents, agressivité, nuit agitée …). Devant de tels symptômes qui peuvent très bien ne durer que quelques jours, le traitement doit être entrepris dès que possible. L'objectif est de stopper cette montée d'hormone (la prolactine) afin de réguler le cycle de la chienne. Plusieurs traitements sont possibles, cependant il faut faire très attention à ce que la chienne ne souffre pas en même temps d'une pathologie plus insidieuse, la métrite (infection de l'utérus), qui rendrait fortement contre-indiqué l'emploi de certains traitements hormonaux. Effectivement, certaines molécules peuvent amplifier cette dernière pathologie et provoquer alors un pyomètre (infection purulente de l'utérus) pouvant entraîner une dégradation brutale de l'état général de l'animal. Ainsi, lors de la présentation de l'animal pour une grossesse nerveuse, le vétérinaire pourra lui seul écarter les autres risques et donner le traitement le plus adapté. Aujourd'hui, il existe des traitements efficaces en 4 à 6 jours. Faites confiance à votre vétérinaire..

Mise bas

     Certaines races nécessitant une assistance vétérinaire lors de chaque mise bas, il sera bon de convenir d'un rendez-vous avec ce praticien afin qu'il puisse, si nécessaire, intervenir pour aider les chiots à naître.
     
     L'éleveur dispose de 2 semaines après la naissance des chiots, pour retourner (rempli) le volet de déclaration de portée à la Société Centrale Canine.
     
     Les chiots naissent aveugles. Ils doivent impérativement téter leur mère dans les premières heures de leur vie car le lait qu'ils avalent contient une substance (colostrum) les immunisant contre beaucoup d'affections.
     
     La mère devant être suralimentée afin de pouvoir fournir suffisamment de lait à ses petits, le fournisseur conseillera utilement l'éleveur sur l'aliment à choisir en fonction de la race et du nombre de chiots.

     A partir de leur 40 ou 50 semaines, on donnera aux chiots une nourriture destinée à compléter le lait maternel (de nombreux fabricants ont un aliment de sevrage dans leur gamme).
Ils seront régulièrement vermifugés (consulter le vétérinaire).

Gestation

La femelle porte environ huit à neuf semaines (57 à 65 jours). En cas de doute, le vétérinaire peut diagnostiquer la présence ou l'absence de chiots à partir de la 50 semaine.
Il devient nécessaire de réserver à la gestante un endroit isolé pour la mise bas à partir de la 6~ semaine de gestation, période à partir de laquelle la future mère devra être suralimentée.
  

La Reproduction.
  

Cycle ovarien

     Les femelles connaissent, en principe, deux périodes annuelles pendant lesquelles elles sont fécondables, qu'on appelle «chaleurs» et dont la première intervient après les six premiers mois de sa vie, Il faut éviter de se fier «mathématiquement» au calendrier pour connaître les prochaines périodes de chaleurs car, fonction des races et des sujets (et parfois pour la même femelle), le cycle ovarien peut se décaler (raccourcir ou s'allonger).
     Dès le début d'une période de chaleurs et pendant toute la durée de celles-ci (soit pendant environ 3 semaines), le vagin de la femelle sécrète un liquide rougeâtre. Mais la lice ne sera fécondable, en moyenne, qu'à partir du 10ème jour des écoulements, et pendant seulement 4 ou 5 jours.

     Attention, toutefois car il ne s'agit ici que de moyennes, pouvant varier pour le même sujet, et donc avancer ou reculer d'une chaleur à l'autre.
     Si l'on veut faire saillir une lice, il est sage de consulter son vétérinaire au moment des chaleurs, ce praticien disposant de méthodes lui permettant de déterminer avec une bonne précision les jours de fécondité de la femelle. Si, par contre, on ne souhaite pas qu'elle reproduise, elle sera à surveiller du premier au dernier jour de ses chaleurs, le maître devant alors lui éviter toute rencontre avec des mâles.
     Les possesseurs d'une femelle qui souhaitent qu'elle ne reproduise jamais pourront demander à leur vétérinaire qu'il stérilise définitivement leur animal en pratiquant une opération généralement peu onéreuse et sans aucun inconvénient pour sa santé ni répercussion sur son comportement.
     Des traitements permettent de décaler (voire de supprimer) l'apparition des chaleurs d'une femelle qui, par exemple, devrait voyager «au mauvais moment». Consulter son vétérinaire.

     Les mâles peuvent s'accoupler (et reproduire) bien avant d'atteindre l'âge d'un an. Sauf pour certains cas (rares et souvent pathologiques), ils ne sont attirés par une femelle que lorsqu'elle est fécondable.

     Contrairement à une légende qui, malgré qu'elle soit combattue y compris par le Corps vétérinaire, a encore la vie dure, le fait, pour un chien (mâle ou femelle) de ne jamais reproduire n'entraîne aucune conséquence ni pour sa santé, ni sur son comportement. Car, pour nos compagnons, l'acte sexuel est purement biologique et ne comporte aucune des connotations dont l'entoure notre espèce.

     En conséquence, dire (comme on l'entend encore trop souvent) que, pour sa santé, un mâle doit saillir ou une femelle doit porter relève du plus pur des anthropomorphismes.
Formalités

     Faire reproduire un couple canin dont l'un des deux éléments (voire les deux) n'est pas inscrit au L.O.F. ou n'est pas confirmé n'impose aucune formalité les chiots qui naîtront de cet accouplement, ne pourront être inscrits au livre des origines et seront «de type» ou «d'apparence» mais surtout pas «de race» ni encore moins «de pure race»

     Rappelons que si l'on veut produire une portée de chiots inscriptibles au livre des origines français (L.O.F.), donc des chiens «de pure race», cela ne se peut qu'à la condition que les deux parents soient non seulement enregistrés dans ce livre mais qu'ils doivent être, en plus, autorisés à produire des chiens L.O.F., c'est-à-dire qu'ils aient passé avec succès l'examen de la confirmation (sauf dans les DOM-TOM où, la confirmation n'y étant pas obligatoire, les chiens inscrits au L.O.F. disposent de l'autorisation de reproduire dès leur naissance).

  

Saillie

     Préalablement à la saillie, il est nécessaire de se procurer auprès de la S.C.C. un imprimé de «déclaration de saillie» qui, au moment de l'accouplement, sera rempli et cosigné par les propriétaires des deux chiens (mâle et femelle). Date à partir de laquelle le propriétaire de la femelle dispose de 4 semaines pour retourner cet imprimé rempli à la S.C.C. (en conserver une photocopie). Fédération qui, en retour, lui adressera les imprimés de déclaration de portée et de naissance.

     Contrairement à une autre légende tout aussi répandue que la première, la coutume n'est pas de donner un chiot au propriétaire du mâle en échange des services de son chien. Cette façon est tolérée à l'indispensable condition que le chiot en question reste définitivement la propriété de celui qui le reçoit, donc ne soit pas vendu (convention internationale de Berne).

     Donc une saillie se paiera en monnaie sonnante et trébuchante à un prix variant, fonction de la race, de la qualité du mâle et des concours ou expositions qu'il a remportés. En moyenne le prix d'une saillie équivaut la moitié du prix d'un chiot.
     C'est la femelle qui est conduite au mâle. Il est conseillé, avant de la faire saillir, de la vermifuger et de s'assurer que ses vaccinations sont à jour.